Journée internationale de sensibilisation aux Vautours

Les Vautours

Les vautours se nourrissent exclusivement de carcasses d’animaux morts. Ce sont des charognards. Leur morphologie est adaptée au nettoyage des carcasses (crâne dépourvu de plume, bec puissant). Contrairement aux rapaces chasseurs (aigles, faucons, hiboux…) ils n’ont pas de serres puissantes leur permettant de tuer.

L’imagerie populaire leur donne une mauvaise image injustifiée. Ils ont un rôle écologique très important. En effet leur régime alimentaire participe au nettoyage naturel des carcasses (faune sauvage ou animaux domestiques) y compris dans des zones inaccessibles. Leur système digestif particulièrement adapté détruit quantité de micro-organismes stoppant des épidémies liées aux cadavres laissés à l’abandon qui contaminent les eaux et éventuellement d’autres animaux en contact avec l’Homme.

Souvent chassés, les vautours sont aussi les victimes indirectes des substances toxiques utilisées pour détruire certains animaux (pesticides, plomb de chasse).

Le vautour fauve

Statut de conservation UICN : Pas de problème global

Vautour fauve - Crédit photo : Bruno Berthémy
Crédit photo : Bruno Berthémy

Il est adulte à l’âge de 4 ans et les couples sont fidèles. Ils vivent en groupes et chaque couple construit son nid dans une cavité rocheuse au cœur des falaises de la colonie. Sur un lit de branches, ils déposent chaque hiver un œuf. Les vautours fauves se déplacent et prospectent toujours à plusieurs. Ensemble, ils trouvent plus facilement les carcasses et peuvent s’y retrouver très nombreux en quelques minutes ! C’est ce que l’on appelle la « curée ». Généralement, il est le premier des quatre vautours à arriver sur les carcasses. Il en consomme les tissus mous (muscles et viscères).

Le vautour moine

Statut de conservation UICN : Très menacé

Vautour moine - Crédit photo : Bruno Berthémy
Crédit photo : Bruno Berthémy

Le Vautour moine se reproduit vers l’âge de 4-5 ans. Les couples occupent par petits groupes des zones favorables mais défendent chacun un territoire. Ils sont fidèles et construisent leur nid à la cime de grands pins, où ils pondent 1 œuf en fin d’hiver. Moins grégaire, le Vautour moine arrive après les vautours fauves sur les carcasses. Grâce à son bec puissant et plus robuste, il consomme les parties les plus dures (la peau, les tendons ou les cartilages).

Plus d’informations sur le site consacré au Vautour moine.

Le Gypaète barbu

Statut de conservation UICN : Très menacé

Gypaète barbu - Crédit photo : Bruno Berthémy
Crédit photo : Bruno Berthémy

Il atteint l’âge de se reproduire vers 8 ans. Les couples occupent et défendent un vaste territoire (350 km2). En hiver, ils construisent un nid en falaise avec de la laine. Ils y pondent 1 à 2 œufs par an. Le Gypaète arrive parfois plusieurs jours après les autres vautours et achève le travail d’équarisseur. Il se nourrit d’os, qu’il prélève sur les carcasses d’ongulés sauvages (chamois, mouflon, bouquetin, etc.) ou de bétail mort. Il peut avaler des os mesurant jusqu’à 30 cm ! Sinon, il transporte dans ses pattes les os trop longs et les laisse tomber pour les briser.

Plus d’informations sur le site consacré au Gypaète barbu.

Le vautour percnoptère

Statut de conservation UICN : En danger d’extinction

Vautour percnoptère - Crédit photo : Bruno Berthémy
Crédit photo : Bruno Berthémy

Il est le plus petit de vautour européen et le seul migrateur. Adulte vers 4 ans, il passe l’hiver et sa jeunesse en Afrique subsaharienne et rejoint le sud de l’Europe pour se reproduire au printemps. Il aménage un nid en falaise, à l’aide de laine et de branches, où il dépose 1 à 2 œufs par an. Les couples choisissent des sites souvent isolés. Grâce à son bec long, fin et recourbé, il cure les os et « picore » les restes laissés par les autres vautours. Son alimentation est plus diversifiée : insectes, excréments, reptiles ou cadavres de petits mammifères.

Plus d’informations sur le site consacré au Vautour percnoptère.


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